Le SPVG a répondu à plus de 5000 appels liés à l’itinérance l’an dernier
La hausse de l’itinérance à Gatineau se fait sentir au sein des services policiers. En 2024, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a répondu à 5283 appels C’est en moyenne plus d’une douzaine d'appels par jour. C’est ce qui ressort du bilan annuel du SPVG présenté mercredi soir par son directeur Simon Fournier. Selon M. Fournier, davantage de ressources devraient être déployées sur le terrain pour mieux outiller les intervenants sociaux, notamment. Le directeur du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Simon Fournier. Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle Parce que l’enjeu de l’itinérance c’est beaucoup de la santé publique. Nous, on s’occupe de la sécurité publique. La ligne est mince parfois, mais c’est important qu’elle soit maintenue. Toutefois, les partenaires ont également leurs défis. Réhabex, l’organisme qui se consacre à la réhabilitation sociale, dit constater une hausse de la violence dans les campements, ce qui complique le travail des intervenants. Annie Castonguay, coordonnatrice des services en itinérance à Rehabex (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin Avec la cadence d'appels logés depuis le début de l’année, La mairesse de Gatineau Maude Marquis-Bissonnette préfère voir les progrès accomplis en matière d’itinérance. Elle a fait notamment référence au Village Transitiôn, un projet de maison-conteneurs qui accueille des personnes en situation de vulnérabilité. Ce projet-là n’a pas fini d’être mis en œuvre que déjà, il présente des succès. La mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, a salué les succès du Village Transitiôn. Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault Avec les informations de Frédéric Pepin en lien avec des personnes présentant des vulnérabilités liées à l'itinérance
, soit environ de 1200 appels de plus que l’année précédente.La fine ligne entre la santé publique et la sécurité publique

L’enjeu au niveau du service de police, c’est : qu’est-ce qu’on peut faire avec nos partenaires pour qu’ils soient en mesure de mieux répondre aux personnes qui sont en situation d’itinérance pour que nous, ça nous dégage du temps pour faire peut-être d'autres choses qui nous reviennent un peu plus au niveau de la sécurité publique?
.Une hausse de la violence constatée

Ce qu’on remarque ici depuis quelques semaines, c’est qu’il y a une augmentation de la violence, mais en lien avec des bagarres entre les usagers. Mon personnel est obligé de s’interposer pour ne pas qu’il y arrive d’incidents et ils finissent eux-mêmes par être impliqués dans la bagarre au point où ça se retourne contre eux. Et là, nous sommes obligés d’appeler les policiers
, a déclaré la coordonnatrice des services en itinérance, Annie Castonguay.malheureusement, j’ose croire que ça va augmenter aussi [dans le bilan de] l’année prochaine
, dit-elle.La mairesse souligne les
succès
du Village TransitiônC’est clair que Transition Québec [qui chapeaute le projet Village Transitiôn] a eu comme effet de réduire la criminalité sur le site du campement Guertin. Il y a plein de gens – et mercredi j’y étais – qui nous disent qu’ils se sentent plus en sécurité maintenant qu’ils ont un conteneur d’hébergement transitoire. Ils ont aussi accès à des services d’accompagnement et on voit que ça donne des résultats
, a-t-elle déclaré en reconnaissant qu’il reste du travail à faire.
Ce sont de bonnes nouvelles, mais évidemment, ça nous en prend d’autres des bonnes nouvelles. Il faut agir sur la santé mentale, entre autres. On travaille sur des projets avec le gouvernement du Québec, il faut travailler avec le gouvernement fédéral pour être capable d’offrir davantage à ces personnes en situation d’itinérance.
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